Le saviez-vous ? Les lentilles intraoculaires ne soignent pas que la cataracte

Le saviez-vous ? Les lentilles intraoculaires ne soignent pas que la cataracte

Depuis des décennies, les lentilles intraoculaires sont utilisées pour soigner la maladie de la cataracte. Aujourd’hui, cette technique s’applique également à des problèmes de vue plus sévères, comme une forte myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie.

Une lentille intraoculaire, qu’est-ce que c’est ?

Une lentille intraoculaire est aussi appelée implant oculaire ou lentille permanente. Dans le cas d’une cataracte, elle est vouée à remplacer le cristallin, c’est à dire la “lentille naturelle” de l’œil. En effet, un cristallin atteint de la cataracte est abîmé et opacifié, ce qui provoque une vue voilée ou obscurcie chez l’individu concerné. Comme il n’est pas possible de restaurer la transparence d’un cristallin devenu opaque, la seule solution reste l’extraction du cristallin endommagé et son remplacement par une lentille intraoculaire.

Dans le cas de la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie, l’opération consiste à poser un implant additif (une lentille dite “phaque”) pour corriger le défaut visuel. Le cristallin naturel est donc conservé, ce qui rend l’opération réversible, c’est à dire que l’implant peut être retiré au besoin.

Dans quels cas les lentilles intraoculaires sont-elles conseillées ?

À l’heure actuelle, les implants oculaires représentent la seule solution pour soigner la cataracte. Concernant la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie, ils sont proposés aux patients qui présentent des contre-indications à l’opération au laser. Par exemple, un patient atteint d’une maladie auto-immune ou d’une pathologie de la cornée ne pourra être opéré au laser, et se verra plutôt conseiller l’implant de lentilles. Cependant, comme chaque cas est particulier, il est nécessaire de réaliser un diagnostic personnalisé avant d’envisager l’une ou l’autre des interventions.

Quels sont les risques liés à la pose d’implants oculaires ?

Les lentilles intraoculaires sont invisibles, indolores, permanentes et ne nécessitent aucun entretien. Bien sûr, la garantie du risque zéro n’existe pas en chirurgie. Cependant, la pose d’implants est une pratique courante et le taux de réussite d’une opération de la cataracte est de plus de 95% chez les patients qui ne souffrent pas d’une autre pathologie.

Comment se passe la pose d’implant oculaire ?

L’opération a lieu en milieu chirurgical stérile, habituellement en ambulatoire. Cependant, une hospitalisation peut être conseillée dans certains cas. Pour insensibiliser l’œil, quelques gouttes oculaires suffisent. Dans le cas de la cataracte, une petite incision dans la cornée est effectué, puis, à l’aide d’une sonde ultrasonique, le cristallin est découpé et extrait de l’œil. L’étape suivante consiste alors à remplacer le cristallin naturel par un cristallin artificiel, un matériau souple et flexible développé spécifiquement pour l’œil. La plupart du temps, l’incision de l’œil est tellement petite qu’il n’est pas nécessaire de la suturer.

Dans le cas des implants additifs pour les myopies fortes, le cristallin est conservé et l’implant oculaire est placé en avant ou en arrière de l’iris, en fonction du type d’implant choisi.

Après l’opération, des soins locaux (dont des gouttes oculaires) seront prescrits et la récupération visuelle se fait en quelques jours ou quelques semaines selon les cas.

Les lentilles intraoculaires multifocales ?

Les lentilles intraoculaires peuvent corriger la vision à une certaine distance seulement (implant monofocal) ou à plusieurs distances (implant mulifocal Restore, implant trifocal Panoptic et implant à focus allongé Symfonie). Elles représentent une solution intéressante lorsqu’un défaut visuel comme la myopie ou l’hypermétropie s’ajoute à la presbytie, car un implant multifocal (ou progressif) permet de voir de près comme de loin, selon le même principe que les verres progressifs.

Les questions relatives aux implants oculaires

La revue canadienne d’optométrie rapporte que les cinq questions qui semblent intéresser le plus les patients en phase préopératoire sont les suivantes :

  • Quelles sont les chances que ma vision s’améliore ?
  • Quand ma vision va-t-elle s’améliorer ?
  • Quel est le risque global que j’aie une perte de vision après l’opération ?
  • Que se passera-t-il si je choisis de ne pas subir la chirurgie ?
  • Quelles sont les complications les plus sérieuses qui pourraient survenir ?

 

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